jeudi 11 décembre 2014

Cotonou couleurs Jazz 3ème édition



Le comité d’organisation fait le point à quelques heures du démarrage

La salle Kaba de l’Hôtel Azalaï de la plage a abrité dans la matinée de ce mardi, une conférence de presse. Il était question pour Silvana Moï Virchaux et John Arcadius de faire le point de l’organisation à moins de 48 heures du lancement du festival. Une conférence de presse qui a connu la présence de tous les artistes, locaux ou internationaux annoncés a sur le festival.

 
Le présidium à la conférence de presse
Tout est fin prêt, la troisième édition du festival qui mélange les genres et les tendances musicales du monde et ayant le jazz en partage, s’annonce. Après un point de presse pour l’annonce, les organisateurs étaient encore devant les médias pour faire le point de l’arrivée des artistes internationaux et de l’organisation pratique. Au présidium, plusieurs partenaires dont l’Institut français, la Mairie de Cotonou, l’organisateur du festival Kalétas, mais également Silvana et John, sans oublier Norberka, Zap Mama, Tatiana Carmine et Paolo Pellizzari. Le festival de musique le plus attendu désormais dans la sous région, prendra son envol, le jeudi 11 décembre par un géant carnaval des Kalétas, Zangbéto et Kpodjiguèguè (danseurs masqués sur des châssis), venus de Ouidah et qui prendront d’assaut les rues de Cotonou. Et puis ils sont tous là, les artistes internationaux programmés sur Cotonou Couleurs Jazz 2014. Zap Mama, Titi Robin, Placide Dagnon, Suidi’s, Spaïcy, Band of Hippies et Lokua Kanza ajoutés aux artistes locaux. Connaissant Silvana et John, pour leur flair à bien peaufiner les choses, rien n’est laissé au hasard et il n’y aura pas de ratées, qui puissent mettre à mal la 3ème édition du festival. La place du Bicentenaire au quartier Sikècodji, quartier qui a vu naître John Arcadius vibrera aux sons et couleurs du Jazz. Plusieurs ateliers de formation sont annoncés. Il y aura, l’atelier techniques vocales et scéniques animé par Zap Mama, Live photo Jazz, par Paolo Pellizzari, régie son et lumière, animé par Jacob Bamogo, atelier Art plastique animé par Tatiana Carmine, sans oublier la rencontre musicale entre le groupe Suidi’s et des artistes béninois ainsi que la rencontre « A bâtons rompus » avec Lokua Kanza. Pour Sylvain Treuil, directeur de l’Institut français du Bénin, Cotonou, mérite un festival, Cotonou, a trouvé Cotonou Couleurs Jazz et il urge que les autorités à divers niveaux se l’approprie, afin que ce festival perdure dans le temps. Silvana et John quant à eux ont le souci de doter le Bénin et Cotonou, d’un grand festival comme c’est le cas de Bamako, de Dakar, etc. Pour cette année, l’art plastique s’invite sur le festival, à travers le portrait de chaque artiste participant réalisé par la peintre Tatiana Carmine. Sur la troisième édition deux scènes sont prévues, dont une grande et une petite et c’est la grande scène de 2013, qui devient petite scène en 2014. C’est dire que Cotonou Couleurs Jazz, promet encore d’autres surprises.

Patrick Hervé YOBODE

Lancement du Fitheb 12ème édition



Le coup d’envoi donné dans la sobriété

Depuis le samedi dernier, la 12ème édition du festival international de théâtre du Bénin (Fitheb) a pris son envol. Seulement ce fut le lundi 08 décembre 2014, que la cérémonie officielle d’ouverture a eu lieu, au palais des congrès de Cotonou. C’est le ministre d’Etat chargé de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et technique, François Abiola, représentant le Chef de l’Etat, qui a donné le coup d’envoi.
 
François Abiola donnant le coup d'envoi

Trois coups de gong, voilà l’action par laquelle François Abiola lança officiellement la 12ème édition du festival international de théâtre du Bénin (Fitheb). Ceci en présence de son collègue, Jean-Michel Abimbola, ministre de la culture, au cours d’une cérémonie très sobre et très riche en couleurs et sons. Une cérémonie de lancement marquée par la présence massive d’invités de marque, venus de plusieurs pays d’Afrique et du monde et d’une impressionnante délégation ministérielle. Toute chose qui selon Jean-Michel Hervé Babalola Abimbola, dénote de l’importance qu’accorde le gouvernement au plus grand festival de théâtre d’Afrique, le Fitheb. Première édition à se tenir après les assises de Lokossa, qui engageaient de profondes réformes et tenues le 13 mai 2013, elle se tient dans une atmosphère de défi. En effet, le ministre de la culture a du faire face à des  problèmes internes, qu’il a su gérer avec dextérité et discernement. Ces réformes recommandant la dissolution du conseil d’administration et l’installation d’un comité provisoire de supervision, ainsi que la désignation d’un directeur intérimaire, Jean-Michel Abimbola a rapidement pris les taureaux par les cormes. Le directeur intérimaire désigné, sera cet homme de culture, artiste comédien, metteur en scène, écrivain, dramaturge… Ousmane Alédji. Dès le lendemain de sa prise de fonction, il annonce sa vision de faire du Fitheb un label pour le Bénin et les béninois. Pour celui qui clame haut et fort que l’argent ne peut jamais tout faire, le Fitheb 2014, se tient grâce aux hommes. C’est donc tout naturellement, qu’il a remercié le ministre de la culture, Jean-Michel Abimbola, qui avec maestria a tenu le pari. Il n’a pas omis de reconnaitre le mérite de tous ceux qui l’ont accompagné pour que le plus grand festival de théâtre d’Afrique soit une réalité. Des festivaliers aux invités de marque, Ousmane Alédji a remercié chacun. Il a reconnu leur mérite pour avoir bravé les interdits, minimiser les risques et brisé le mythe Ebola et Lassa et d’effectuer le déplacement du Bénin. Et puis connaissant l’homme et l’inspiration qui lui vient à flot, il s’était lancé dans une envolée lyrique de proses, juste pour peindre une toile exceptionnelle de ce qu’est le théâtre. Tout ceci dans une improvisation dont lui seul détient le secret. C’est donc à sa suite que Jean-Michel Abimbola, a pris la parole pour donner son allocution. Il a promis faire de la biennale de théâtre désormais un festival annuel. Une annonce qui a reçu une ovation de tonnerre, parce que justement il y a longtemps que les acteurs du théâtre attendaient cela. Après son discours, il invita le ministre d’Etat, qui au nom du Chef de l’Etat, a donné officiellement le top du Fitheb 2014, travers les traditionnels trois coups de gong.

Et que dire d’un palais des congrès en ébullition

Avant la phase protocolaire et le lancement officiel du festival, le public a eu droit sur l’esplanade du palais des congrès, à des prestations culturelles de taille. Plusieurs groupes folkloriques ont effectué le déplacement pour jouer leur partition afin de faire du Fitheb un label. De l’Ensemble artistique et culturel Ashakata de Porto-Novo, qui présentait différentes danses de la ville capitale et de ses environs, à Gratien Zossou, qui a peint un tableau d’une Afrique qui peut évoluer, si on allait vers un changement de mentalité. Dans la salle, Massamba Gueye, conseiller technique à la culture du Président Macky Sall, homme de culture et véritable parolier, a éveillé les consciences. Pour lui on ne peut écrire du noir sur du noir et du blanc sur du blanc. Seulement du noir sur du blanc et du blanc sur du noir, alors les blancs doivent aider les noirs et vis-versa. Avant lui, c’étaient les protégés du professeur Albert Bienvenu Akoha, fondateur du Conservatoire des danses royales et cérémonielles d’Abomey, qui ont donné un spectacle époustouflant.

Patrick Hervé YOBODE

dimanche 7 décembre 2014

Spectacle inaugural du Fitheb 2014

Le système Ifa ou la sagesse ancestrale à trois dimensions

(Un spectacle qui mérite d’être distribué dans nos langues pour une prise de conscience)

‘’Notre  boussole ancestrale’’, voilà l’intitulé du spectacle qui a ouvert le bal au festival international de théâtre du Bénin (Fitheb) 2014. Un spectacle sur le Fâ présenté avec cinq acteurs, avec l’auteur du texte Gratien Ahouanmènou, dans le rôle du pédagogue. Une représentation qui dénonce la tromperie calculée du blanc, face à ce qui constitue, l’alphabet et le système linguistique du peuple noir. Avec ses  seize (16) lettres d’alphabet, Ifa est une sagesse ancestrale, existentielle et universelle. Un spectacle présenté par les Messagers pour Raviver la Flamme Ancestrale (Mrfa) et qui a retenu l’attention du public.  
Les Messagers pour raviver la flamme ancestrale, à la fin de la représentation


Supercherie. Voilà le mot qui désigne à la perfection, le comportement du blanc et du christianisme, face à la civilisation africaine et au système Ifa, le socle du système linguistique du Danxomè et du peuple noir. En effet, le spectacle inaugural du Fitheb 2014, ‘’Notre boussole ancestrale’’ retrace le passé glorieux de nos ancêtres à travers Ifa. L’histoire pris son envol par la curiosité de l’Abbé Francis Aupiais, alors missionnaire de l’église catholique romaine au Danxomè. Il voulu découvrir le lieu d’habitation, les conditions de vie et les parents de son meilleur élève. Pour celui qui faisait partie d’un cercle qui minimisait les capacités du peuple noir, qui pensait que l’Afrique et les africains, n’ont pas de civilisation et qu’ils se savent ni lire ni écrire, sa rencontre avec le père de son élève bouleversa entièrement sa vie et toutes les idées saugrenues que lui et les siens avaient de l’Afrique et des africains. Le Padré y découvre en effet, que le père de son élève le plus perspicace, le plus intelligent, n’était qu’un Awonon, un Bokonon, si vous voulez, un Prêtre du Fâ. Le Père Francis Aupiais, fut alors saisi d’une envie renversant d’en savoir plus. Ce que le père de son élève lui enseigna à cœur joie. Après avoir découvert les contours du Fâ chez les Fon et d’Ifa chez les Yorouba, le Padré compris la profondeur d’une science universelle, un système linguistique d’une profondeur inouïe.

Le système Ifa, c’est en réalité, l'alphabet pictographique et binaire, une écriture binaire de seize pictogrammes qui produisent une écriture symbolique de deux cents cinquante(256) couples constituant des idéogrammes représentant les entités d'Ifa. Ce système dispose d'une sémiologie tridimensionnelle à savoir la dimension littéraire et éthique : la science éthique, la dimension divinatoire et l'astrologie : la science cosmogonique et la dimension pharmacologique et thérapeutique : science pharmaco-thérapeutique.  

C’est donc après la connaissance de toutes ces démonstrations sur Ifa, que le Père Francis Aupiais, fut convaincu de la sagesse, des peuples noirs du Golfe de Guinée. Il se repentit alors devant Dieu, lui demandant pardon pour avoir minimisé une partie de son peuple, auquel dans sa bonté il a donné un savoir et une science inoxydable. Désormais, il se mua en un ardent défenseur de l’Afrique, des africains et de leur culture. Toutes choses qui lui coûteront son poste au Danxomè, car il sera appelé à servir ailleurs, parce qu’il devenait un frein au processus d’abêtissement de l’Afrique et des africains.

Voyons ce que conseillent quelques combinaisons d’Ifa, la 
sagesse ancestrale

Des seize lettres de l’alphabet, qui se lisent de la droite vers la gauche, chaque maison géomantique à ses recommandations, ses interprétations et ses interdits. C’est ainsi que :
-        
          La combinaison (05-10) appelée (Losso-Sa), recommande le goût de l’effort. Ifa enseigne là, à celui qui consulte et dont cette combinaison est apparue, que c’est à l’épreuve du labeur qu’on accède au vrai bonheur et que le salut et le réconfort sont au bout de l’effort.
-        
           La combinaison (02-05) dont (Yèkou-Losso), parle de paix et du système de gouvernance. Ifa met en exergue à travers cette combinaison, la préservation de la paix qui passe forcément par la rotation dans la gouvernance.
-       
        Si (Lètè-Gbé), la combinaison (06-12), (qui représente par
De la gauche vers la droite, Hagbè Gopal Das, Amangbégnon et Adébayor Houssou
ailleurs la date du démarrage du Fitheb 2014 (06 décembre), parle d’un spectre à ménager, Aklan-Winlin a permis aux acteurs de remonter le temps pour montrer le sens et tout le bien du Fâ.
-          
             Aklan-Winlin, la combinaison (06-08), parle donc de brutalité ou de sérénité. Remontant donc le temps, les artistes et le pédagogue rappellent au public que ce fut cette combinaison qui fut révélée au roi Béhanzin, lorsque ce dernier consulta le devin par rapport à la guerre de résistance qui devrait l’opposer aux français. Ifa, à travers Aklan-Winlin avait prédit l’échec et le déclin au roi Béhanzin. Celui-ci s’entêta, se lança dans l’affrontement. La suite des milliers de ses sujets seront tués, il connait l’échec, fut déporté et s’éteint en déportation. Sa dépouille mortelle ne retrouvera la Terre de ses ancêtres que des décennies plus tard grâce à son fils Wagnilo.

La Supercherie

Supercherie, ce mot qui se retrouve au début et à la fin de cette représentation théâtrale voudrait attirer l’attention des africains, sur l’importance de leur patrimoine culturel. L’Afrique à tout à sa disposition, nos ancêtres avaient tout accompli, c’étaient de véritables chercheurs. Ils ont cherché, fouillé et l’entité suprême leur révéla Ifa. Ifa, cette science, cette boussole ancestrale pour l’homme en perdition, l’alphabet africain par excellence, le blanc avait perçu sa portée. Si on laissait les africains dans cela, ils feront certainement des merveilles, ils auront la clef à tout. Il fallait alors les détourner de cela, leur arracher cela, non pas pour s’en servir, les abêtir et les plonger dans l’acculturation. Pour y arriver, le blanc a tôt fait de diaboliser Ifa, chantant partout que rien n’est là et qu’il ne faut pas tenter Dieu, qu’il faut l’adorer seul et rien de plus. Mais chez eux, il y a des tireurs de cartes, les voyants, etc. Et ça leur à marcher, car très rapidement des milliers d’africains, abandonnent leurs racines pour s’accrocher au chemin de la bible, ceci au détriment d’Ifa et des autres réalités ancestrales intangibles de notre culture.

Brève critique

« Tenant d’une picturalité octale et binaire, structurant une sagesse prévenante et salutaire, le système Ifa recèle une véritable science séculaire qui guide l’Homme pour accomplir sa mission sur terre ».  Et c’est là tout le sens de cette représentation, ce premier spectacle du festival International de Théâtre du Bénin, le Fitheb 2014. Un spectacle, saisissant qui aura retenu l’attention du public du début à la fin. D’une professionnalité rare, les acteurs ont joué leur rôle très sobrement. Aidés d’un écran sur lequel il est projeté les détailles et les fruits des recherches de l’auteur du texte, qui n’est autre que Gratien Ahouanmènou, le pédagogue sur la scène, les acteurs ont maitrisé leur sujet. Il apparait très clair que le message qu’on cherche à transmettre est poignant. Puisque le spectacle raconte les cent (100) mystères et les cent (100) mystifications, avec pédagogie et énergie de la sagesse universelle du système Ifa. Une sensibilisation du public sur les fondements de cette science et de cette sagesse ancestrale, pour son appropriation. Dans le même temps c’est un appel de pied aux autorités, afin que ce patrimoine que le Bénin partage avec le Nigeria qui l’enseigne dans ses Universités, soit mis au programme aussi dans nos Universités. Somme toute, il va falloir que les Messagers pour Raviver la Flamme Ancestrale (Mrfa), pense à revoir la langue dans laquelle le spectacle est distribué. Car ce texte, ne doit pas être distribué seulement en français, mais dans chaque langue africaine et représenté sur toutes les places publiques et partout, ceci  afin de permettre la prise de conscience rapide et si possible essayer de redresser la pente, par rapport à la Supercherie.

Patrick Hervé YOBODE

Texte : ‘’Notre boussole ancestrale’’
Ecriture : Gratien Ahouanmènou
Mise en scène : Dine Alougbine

Distribution : MRFA : Alfred Fadonougbo, Hagbè Gopal Das, Amagbégnon le Pouvoir du Verbe, Adébayor Houssou et Gratien Ahouanmènou.

Festival Cotonou Couleurs Jazz

 La 3ème édition embrasse les musiques du terroir avec en toile de fond le jazz

 (Ici  la biographie des artistes qui prennent par à l’acte 3 du CCJ)


Le plus grand festival qui mélange les genres musicaux et crée des sensations d’émotions vives aux couleurs du Jazz, s’annonce. Initiative de Silvana Moï Virchaux et de John Arcadius, deux citoyens du monde, l’un artiste musicien hors pair et l’autre, une amoureuse de la culture et une culturelle, jusqu’aux os, le festival Cotonou Couleurs Jazz, déroulera cette année sa troisième édition.
Silvana et John
Pour cet événement culturel d’envergure, dont le coup d’essai fut un coup de maître, Laboratorio Arts Contemporains et Vod Records, ont toujours mis la barre très haute. Pour l’acte 3, plusieurs innovations rehaussent encore l’éclat du festival, comme la lumière que Silvana et John on décidé de faire sur les musiques traditionnelles béninoises, à travers la présence de Norberka et Anice Pépé, sur cette édition. Pour ce festival dont les deux premières éditions se déroulaient sur le littoral béninois, l’édition de 2014, lui investit le cœur de la ville de Cotonou. C’est la place du Bicentenaire au quartier Sikècodji, qui accueille Cotonou Couleurs Jazz 2014 avec sa horde d’artistes de renom. Plusieurs danses traditionnelles du Bénin auront également droit de citer comme, le Zinli, le Tipenti, le Têkè et le Kaka. Des innovations qui mettent les musiques traditionnelles béninoises en orbite.

Patrick Hervé YOBODE

BIOGRAPHIES des artistes qui prennent part à l’acte 3 du CCJ




ZAP MAMA
« La voix en elle-même est un instrument. C’est le premier instrument » déclare Marie Daulne, fondatrice du groupe ZAP MAMA. Zap Mama est un groupe féminin belgo-Congolais polyphonique de world music fondé en 1991. Marie Daulne est leader du groupe et la principale auteure des titres. Ce groupe mélange des techniques vocales africaines avec de la musique urbaine, du hip hop et s’inspire de la Nu Soul, du Jazz et de quelques éléments de la musique Pop. Les chansons sont chantées en français ou en anglais.  Après les deux premiers albums Marie Daulne devient soliste principale accompagnée de musiciens. Depuis, Zap Mama n'est plus a-cappella. D’une renommée mondiale, Zap Mama a collaboré avec plusieurs artistes tels que Vincent Cassel, Alanis Morissette, Kery James, Sérgio Mendes, Tony Allen, Erykah Badu, Common, Talib Kweli…

LOKUA KANZA
Musicien, auteur, compositeur et chanteur, Lokua Kanza est originaire de la République Démocratique du Congo. Dès son plus jeune âge, Lokua Kanza chante dans des chorales de Kinshasa et dirige le Ballet national de Kinshasa à 19 ans. Il grandit musicalement auprès d’Abéti Masikini mais aussi en côtoyant Ray Lema, Manu Dibango et en collaborant avec Papa Wemba. En 1992, il fait la première partie de l’artiste béninoise Angélique Kidjo à l’Olympia. Lokua Kanza mélange sa sensibilité vocale avec des sonorités africaines dans ses textes en français, anglais mais aussi en swahili, kinyarwanda et lingala. A travers ses 4 albums, il a aussi travaillé avec, Miriam Makeba, Jean-Louis Aubert ou encore Faya Tess.

SPAICY’S
Artiste canadienne d’origine haïtienne, Spaïcy’s est auteure-compositeur-interprète. Elle s’engage auprès de la jeunesse haïtienne qu’elle veut aider au travers de divers projets musicaux. Son premier album Première Intuition sort en 2008. Il est suivi en 2012 par un album Soul Afro Jazz.   



JAH  BABA
Artiste béninois, originaire du Nigéria, Jah Baba est aussi ingénieur du son. Dès sa plus tendre enfance, Jah Baba a été bercé par la musique, ayant grandi auprès de sa grand-mère qui l’a élevé. On retrouve cet héritage dans sa musique qui mêle sonorités afro-jazz, gospel et world music à la culture béninoise. Une certaine africanité se ressent dans ses choix musicaux. Ses aptitudes musicales lui permettent de manier aisément et de marier tradition et modernité. On peut par exemple retrouver son attachement au Guèlèdè de sa région natale allié à des rythmes modernes. Jah Baba n’a de cesse de vouloir faire connaître sa culture et sa musique à travers l’Afrique et le monde.  

LADYLU & LE YES PAPA GROOV’
Ce groupe  nait de l’initiative d’Alino et de ses 2 frères qui créent un groupe de musique et un lieu où ils se produisent et invitent d’autres artistes. Oscillant entre sonorités modernes et rythmes traditionnels issus du terroir, les compositions de LadyLu & Le Yes Papa Groov’ sont à l’image de l’Afrique contemporaine : métissées, résolument moderne et tournées vers l’avenir.

TITI ROBIN
« Mon univers esthétique est l'héritier pleinement moderne et contemporain d'une civilisation qui, elle, est ancienne, méditerranéenne, qui a réuni de nombreux styles artistiques tout au long de ses rives, depuis le sud des Balkans jusqu'à l'Afrique du Nord, des rives sud de l'Europe jusqu'au Machreq. » ainsi Thierry « Titi » Robin résume-t-il son identité musicale. Il est très familier des cultures gitanes, orientales et occidentales. Virtuose de la guitare, du bouzouq et du ‘oud, ses collaborations diverses font découvrir au public sa palette de mélodies qui, au début de sa carrière, s’avèrent être tellement uniques qu’elles en sont in-classifiables. En 1990, son enregistrement « An Henchou Treuz » remporte le Grand Prix de l’Académie Charles Cros. En plus de sa maitrise des instruments, Titi Robin se perfectionne aussi dans l’interprétation, l’improvisation et les spectacles scéniques. De plus, il n’hésite pas à travailler avec des artistes comme des danseurs ou des sculpteurs afin de stimuler son inspiration.        

SUIDI’S
Unique rencontre entre musiciens d’univers et de formation différents, Suidi’s est un sextet de jazz formé en Suisse. Les 6 musiciens apportent leur touche d’originalité à cette entité musicale. Leurs compositions brassent des influences africaines, hip-hop, swing. Le nom de leur groupe est d’ailleurs en langue « Sahraouis » qui désigne une personne qui rassemble et raconte des histoires ou poèmes. Ces musiciens vous feront voyager et vous transporteront dans un monde chaleureux.          

PENUEL CANTORUM
Le groupe « Penuel Cantorum » est un groupe vocal essentiellement a cappella né en 2005 à Cotonou. Il est composé de cinq voix, cinq personnalités, cinq exceptionnels talentueux chanteurs dont l’inspiration prend ses racines au Bénin d’où ils sont originaires. Ce sont aussi cinq musiciens curieux, exigeants et désireux de faire découvrir leur culture bien au-delà des frontières. Leur charisme se traduit par les harmonies créées par leurs voix métissant Ethno-Jazz et Gospel avec quelques crochets vers la Pop/Soul, sur des arrangements bien ciselés pour des interprétations tant bien en fraîcheur harmonique qu’en douceur mélodique.

BAND OF HIPPIES
Trompettiste français, Nicolas GENEST qui dirige ce quintet, est connu pour ces différentes collaborations, notamment avec Groove Gang. Il a par ailleurs joué dans plusieurs formations telles que No Jazz, Big Band de François Laudet et a collaboré avec Jacques Higelin, Gilberto Gil ou Arthur H. En 1993, il remporte le premier prix de soliste du Concours National de Jazz de la Défense. Puis en 1995, son premier album est célébré comme meilleur album au Djangodor. Il s’inspire de ses voyages à travers le monde en Afrique ou en Inde pour faire ses compositions. En témoigne ses albums Hati sorti en 2001 ou Lékéré sorti en 2006.        

NORBEKA
Digne héritière des ténors de la musique traditionnelle béninoise, Norbeka s’investit vaillamment dans une reconnaissance universelle du genre sur toutes les scènes de la sous-région. C’est de ce succès que l’artiste a entrepris la réalisation de  son 1er  album «kpêdido»,  un coup   d’assai   devenu un véritable coup de maître.

ANICE PEPE
Anice Pépé est l’une des figures emblématiques qui font la fierté de la culture béninoise et africaine. Aujourd’hui une référence, il s’investit depuis 1988 dans une carrière professionnelle.



mardi 2 décembre 2014

Zoom sur le premier Maître spirituel du Bénin

Rabbi Avocan ou l’icône restée dans l’ombre

(Une puissance reconnue par les grands maîtres au Tibet)

Le très puissant Rabbi Avocan en esprit
On ne le dira jamais assez, Armand Avocan ou Rabbi Avocan est le pionnier de la spiritualité au Bénin. Depuis les années 90, il s’était déjà consacré à la chose donnant sa vie entière, sans se soucis de ce qui pourra advenir. Ainsi, il quitta très jeune ses deux géniteurs, dont le père était Chérubin Séraphin et la mère de l’église du christianisme céleste, pour s’accrocher à son grand père, grand féticheur et herboristes hors pair reconnu comme tel. C’est donc avec ce dernier qu’il commença l’apprentissage des plantes, avant qu’un des amis du vieux, lui-même herboriste ne l’emmène chez lui au Congo, où il passa 21 ans à étudier, les feuilles et la plante. Il revient au bercail chargé de pleins de connaissances en ce qui concerne les plantes et les feuilles. Avant son arrivée, il y avait déjà un cas de malade qui souffrait d’un diabète provoqué. Un étranger à qui il a été dit qu’il trouverait guérison au Bénin. Interné chez une de ses connaissances herboriste, qui l’appelait lui Armand Avocan à la rescousse, pour que le malade ait satisfaction. Il fera lui aussi tout, usant de tout ce qu’il savait en matière de plantes et de feuilles, mais le malade ne trouvait pas la satisfaction. Une nuit alors qu’il dormait, il eu un songe dans lequel une voix lui recommandait de réciter le Psaume 35 sur de l’eau et la donner à boire au malade. Il se réveilla, médita pendant longtemps toute la nuit. Le lendemain, il en parle à son collègue herboriste qui accepta qu’ils tentèrent le coup. Il prit alors de l’eau récita ledit Psaume et le donna à boire au malade. Pour celui qui souffrait depuis des mois, quelques minutes à boire cette eau auront suffit pour qu’il commence à se sentir mieux. C’est alors qu’Armand Avocan comprit la pertinence du songe qu’il a eu. Désormais, sur l’eau, les nourritures du malade il ne faisait que réciter le Psaume 35. Au bout de 15 jours, le malade fut guérit totalement. C’est alors que ce dernier entrepris de l’emmener au Tibet où il devrait apprendre et approfondir ses connaissances dans la spiritualité. Il partie  et se mit à l’écoute des grands maîtres pendant plus de trois ans, de 2001 à 2003 et devint un spirituel incontournable.
Rabbi Avocan
Il revient au pays et décida d’apprendre la théologie et les paroles des Evangiles. Ce qui le conduit au Nigeria où il se fera former pour finalement recevoir le diplôme de Pasteur, avant de repartir au Tibet à ses propres frais cette fois-ci pour l’approfondissement de toutes ses connaissances. C’est alors qu’après ses prouesses au Tibet et ceci devant les grands maîtres, le nom de Rabbi lui a été donné.  C’est donc ce Rabbi (Maître) en français, qui tient le 12 décembre prochain à la maison du peuple de Wologuèdè à Cotonou, la 5ème édition de sa grande nuit spirituelle, qui a pour thème : ‘’La Nuit des 151 Psaumes de David’’. Le même exercice sera repris à Lomé au Togo le 27 décembre 2014. En attendant, vous pouvez le suivre en direct ce jeudi 04 décembre, sur radio Lomé à 21 heures, heure togolaise. Il y parlera de la clef des Psaumes et de la puissance du 151ème Psaume du Roi David, pendant ce temps avec une heure de décalage, son émission du jeudi dernier sur Atlantic FM sur le même thème serait en rediffusion.

Patrick Hervé YOBODE 

Interview de Hounnon Adankanlin à propos de son événement du 6 prochain

‘’L e Vodoun Mi nan Tintchémi fera encore des heureux cette année’’

Chaque année et depuis une dizaine d’années de cela, Hounnon Adankanlin tient le pari de l’organisation de la cérémonie annuelle de protection et d’ouverture des opportunités, pour les populations. L’édition 2014 de cet événement qu’il tient de son grand père se tiendra le samedi 06 décembre prochain à son palais à Tokan Tokpamey.
Hounnon Adankanlin, une force tranquille

Vous êtes initiateur d’un événement qui se déroule à la fin de chaque année et qui rassemble les populations. Cet événement va-t-il se tenir cette année ?

Oui cette manifestation va se tenir le samedi 6 Décembre prochain. C’est un événement de haute portée, dont ceux qui ont l’habitude connaisssent les bienfaits. C’est un événement que j’ai hérité de mon feu père. Et c’est en 2004 que j’ai organisé la première édition de cet événement dont je tiens moi, la 10ème édition cette année.n Il faut donc rappeler que l’événement se déroulait à l’époque de mon grand-père. Donc cet événement est destiné aux personnes souffrant de malédictions diverses, d’envoutements de toutes sortes et que les sorciers dérangent sans cesse. Donc si une personne de ce genre se rapproche de la divinité Mi nan tintchémi et parvient à obtenir satisfaction je pense que c’est déjà une évolution dans sa vie. Parce que tous ceux qui se sont confiés à ce vodoun ont toujours eu la satisfaction et parvient à obtenir la guérison total. Et pendant le mois de novembre, nous consultons souvent le Fâ pour savoir sur quelle base les Minon nan (les sorciers) peuvent manger dans le mois. Et le vodoun Adjagbè, nous éclaire à ce sujet et puis les sacrifices qui s’imposent nous les faisons. Donc le samedi à partir de 19 heures, nous allons procéder à ce sacrifice qui prendra fin vers 22 heures. Ce sacrifice est destiné à protéger la population des malheurs qui pèsent sur l’année. C’est après cela que les personnes qui désirent rentrer dans la forêt y vont. A leur retour, on remet le vodoun « Mi nan tintchémi » à ceux qui veulent l’avoir chez eux à la maison.

Quel nom peut-on donner à cette cérémonie annuelle?

Le vodoun à qui on va demander les souhaits dans la forêt s’appelle « Dan Vodoun Mi nan tinchémi » et celui que nous nous remettons au client à la maison s’appelle « Mi nan tintché mi ». Bref, c’est un événement pour le bonheur de la population.

Cet événement est prévu pour le 6 décembre, la population est-elle déjà informée ?

Nous avons entrepris la communication sur certaines stations de radios et sur l’émission Doyi Doslo. Donc les populations frappent déjà à nos portes pour les inscriptions.

Pour celui qui vient d’apprendre cela, comment peut-il venir et comment obtient-on le vodoun Mi nan tintché mi   ?

Pour ceux qui viennent d’entendre parler de cette cérémonie et qui désirent être là et pour ceux qui veulent rester juste dans la maison pendant les sacrifices, le montant de participation est fixé à 5.000 F CFA. Mais pour ceux qui veulent aller dans la forêt et revenir prendre le vodoun « Mi nan tintchémi » c’est à 25.000 F CFA pour les nouveaux et 10.000 F CFA pour les anciens.

Quand les gens viendront à cet événement, auront-ils vraiment une satisfaction ?

Oui ils auront la satisfaction et la guérison parce qu’avant que le patient ne rentre dans la forêt, nous faisons des « glo » (Gris gris de protection) qui sont comme des boucliers qui le protège de toutes sortes d’envoutements depuis la maison. Nous demandons souvent à ceux qui veulent se rendre en forêt de se  munir d’un papier et d’un stylo pour écrire leurs noms, prénoms et leurs souhaits pour la nouvelle année. Sur ce papier, ils doivent également mentionnés leurs promesses de dons une fois que ses souhaits seront réalisés. Après cela, en février, nous demandons à la divinité les problèmes auxquels sont toujours confrontés certaines personnes d’entre eux que nous appelons par la suite dans l’optique de trouver une satisfaction et guérison totale à leurs différents maux.

Quel est le message que vous pouvez adresser à l’endroit de ceux qui se disent que la religion endogène et mauvaise mais qui sont toujours dans des problèmes et qui ne trouvent jamais solution ?

Je voudrais dire à ces personnes que c’est Dieu qui est le fondement du vodoun. Et le vodoun est assis sur les plantes. Parfois des gens pensent que le vodoun c’est une mauvaise chose. Le Vodoun est une fusion de plantes que Dieu nous a donné en tant qu’africain pour se protéger. Et l’homme blanc est venu chercher une partie qu’il a transformé en produits médicamenteux et que nous en raffolons. Moi je dis que c’est de la tromperie ça. Si quelqu’un se dit que c’est seule  l’église qui sauve, moi je dis que cette personne se trompe de chemin et végète dans l’ignorance parce que c’est l’endogène qui existait avant l’église.

Le Vodoun Adjagbè est toujours là ?

Le vodoun Adjagbè est toujours là. Et comme beaucoup de personnes le savent, c’est un vodoun qui parle et qui est redoutable en matière de vision également. Quelque soit votre souffrance, ce vodoun vous aide toujours à trouver la guérison. Mais nous avons aussi beaucoup d’autres vodouns aussi avec nous. C’est en fonction du problème du client que nous sollicitons le vodoun approprié.  

Vous avez une pharmacopée dans lequel vous vendez vos produits ? Parlez-nous-en.

Ma pharmacopée est située à Aïdjèdo, dans la ruelle du centre d’accueil. Au rez-de- chaussée du premier immeuble se trouve ma pharmacopée où la population peut retrouver des savons, des tisanes, etc. Quelque soit la maladie, le produit pour la guérison existe dans ce centre.  La seconde boutique est à Calavi sur la voie allant vers le marché.

Un message pour conclure cet entretien ?

Je voudrais exhorter la population à ne pas se tromper de chemin. C’est parce que nous avons une force terrible qu’à un moment donné, les blancs ont voulu chercher ce qu’ils peuvent prendre pour nous dominer et renverser la tendance. D’où l’apparition de la Bible. 


Propos recueillis par Patrick Hervé YOBODE