mardi 2 décembre 2014

Zoom sur le premier Maître spirituel du Bénin

Rabbi Avocan ou l’icône restée dans l’ombre

(Une puissance reconnue par les grands maîtres au Tibet)

Le très puissant Rabbi Avocan en esprit
On ne le dira jamais assez, Armand Avocan ou Rabbi Avocan est le pionnier de la spiritualité au Bénin. Depuis les années 90, il s’était déjà consacré à la chose donnant sa vie entière, sans se soucis de ce qui pourra advenir. Ainsi, il quitta très jeune ses deux géniteurs, dont le père était Chérubin Séraphin et la mère de l’église du christianisme céleste, pour s’accrocher à son grand père, grand féticheur et herboristes hors pair reconnu comme tel. C’est donc avec ce dernier qu’il commença l’apprentissage des plantes, avant qu’un des amis du vieux, lui-même herboriste ne l’emmène chez lui au Congo, où il passa 21 ans à étudier, les feuilles et la plante. Il revient au bercail chargé de pleins de connaissances en ce qui concerne les plantes et les feuilles. Avant son arrivée, il y avait déjà un cas de malade qui souffrait d’un diabète provoqué. Un étranger à qui il a été dit qu’il trouverait guérison au Bénin. Interné chez une de ses connaissances herboriste, qui l’appelait lui Armand Avocan à la rescousse, pour que le malade ait satisfaction. Il fera lui aussi tout, usant de tout ce qu’il savait en matière de plantes et de feuilles, mais le malade ne trouvait pas la satisfaction. Une nuit alors qu’il dormait, il eu un songe dans lequel une voix lui recommandait de réciter le Psaume 35 sur de l’eau et la donner à boire au malade. Il se réveilla, médita pendant longtemps toute la nuit. Le lendemain, il en parle à son collègue herboriste qui accepta qu’ils tentèrent le coup. Il prit alors de l’eau récita ledit Psaume et le donna à boire au malade. Pour celui qui souffrait depuis des mois, quelques minutes à boire cette eau auront suffit pour qu’il commence à se sentir mieux. C’est alors qu’Armand Avocan comprit la pertinence du songe qu’il a eu. Désormais, sur l’eau, les nourritures du malade il ne faisait que réciter le Psaume 35. Au bout de 15 jours, le malade fut guérit totalement. C’est alors que ce dernier entrepris de l’emmener au Tibet où il devrait apprendre et approfondir ses connaissances dans la spiritualité. Il partie  et se mit à l’écoute des grands maîtres pendant plus de trois ans, de 2001 à 2003 et devint un spirituel incontournable.
Rabbi Avocan
Il revient au pays et décida d’apprendre la théologie et les paroles des Evangiles. Ce qui le conduit au Nigeria où il se fera former pour finalement recevoir le diplôme de Pasteur, avant de repartir au Tibet à ses propres frais cette fois-ci pour l’approfondissement de toutes ses connaissances. C’est alors qu’après ses prouesses au Tibet et ceci devant les grands maîtres, le nom de Rabbi lui a été donné.  C’est donc ce Rabbi (Maître) en français, qui tient le 12 décembre prochain à la maison du peuple de Wologuèdè à Cotonou, la 5ème édition de sa grande nuit spirituelle, qui a pour thème : ‘’La Nuit des 151 Psaumes de David’’. Le même exercice sera repris à Lomé au Togo le 27 décembre 2014. En attendant, vous pouvez le suivre en direct ce jeudi 04 décembre, sur radio Lomé à 21 heures, heure togolaise. Il y parlera de la clef des Psaumes et de la puissance du 151ème Psaume du Roi David, pendant ce temps avec une heure de décalage, son émission du jeudi dernier sur Atlantic FM sur le même thème serait en rediffusion.

Patrick Hervé YOBODE 

Interview de Hounnon Adankanlin à propos de son événement du 6 prochain

‘’L e Vodoun Mi nan Tintchémi fera encore des heureux cette année’’

Chaque année et depuis une dizaine d’années de cela, Hounnon Adankanlin tient le pari de l’organisation de la cérémonie annuelle de protection et d’ouverture des opportunités, pour les populations. L’édition 2014 de cet événement qu’il tient de son grand père se tiendra le samedi 06 décembre prochain à son palais à Tokan Tokpamey.
Hounnon Adankanlin, une force tranquille

Vous êtes initiateur d’un événement qui se déroule à la fin de chaque année et qui rassemble les populations. Cet événement va-t-il se tenir cette année ?

Oui cette manifestation va se tenir le samedi 6 Décembre prochain. C’est un événement de haute portée, dont ceux qui ont l’habitude connaisssent les bienfaits. C’est un événement que j’ai hérité de mon feu père. Et c’est en 2004 que j’ai organisé la première édition de cet événement dont je tiens moi, la 10ème édition cette année.n Il faut donc rappeler que l’événement se déroulait à l’époque de mon grand-père. Donc cet événement est destiné aux personnes souffrant de malédictions diverses, d’envoutements de toutes sortes et que les sorciers dérangent sans cesse. Donc si une personne de ce genre se rapproche de la divinité Mi nan tintchémi et parvient à obtenir satisfaction je pense que c’est déjà une évolution dans sa vie. Parce que tous ceux qui se sont confiés à ce vodoun ont toujours eu la satisfaction et parvient à obtenir la guérison total. Et pendant le mois de novembre, nous consultons souvent le Fâ pour savoir sur quelle base les Minon nan (les sorciers) peuvent manger dans le mois. Et le vodoun Adjagbè, nous éclaire à ce sujet et puis les sacrifices qui s’imposent nous les faisons. Donc le samedi à partir de 19 heures, nous allons procéder à ce sacrifice qui prendra fin vers 22 heures. Ce sacrifice est destiné à protéger la population des malheurs qui pèsent sur l’année. C’est après cela que les personnes qui désirent rentrer dans la forêt y vont. A leur retour, on remet le vodoun « Mi nan tintchémi » à ceux qui veulent l’avoir chez eux à la maison.

Quel nom peut-on donner à cette cérémonie annuelle?

Le vodoun à qui on va demander les souhaits dans la forêt s’appelle « Dan Vodoun Mi nan tinchémi » et celui que nous nous remettons au client à la maison s’appelle « Mi nan tintché mi ». Bref, c’est un événement pour le bonheur de la population.

Cet événement est prévu pour le 6 décembre, la population est-elle déjà informée ?

Nous avons entrepris la communication sur certaines stations de radios et sur l’émission Doyi Doslo. Donc les populations frappent déjà à nos portes pour les inscriptions.

Pour celui qui vient d’apprendre cela, comment peut-il venir et comment obtient-on le vodoun Mi nan tintché mi   ?

Pour ceux qui viennent d’entendre parler de cette cérémonie et qui désirent être là et pour ceux qui veulent rester juste dans la maison pendant les sacrifices, le montant de participation est fixé à 5.000 F CFA. Mais pour ceux qui veulent aller dans la forêt et revenir prendre le vodoun « Mi nan tintchémi » c’est à 25.000 F CFA pour les nouveaux et 10.000 F CFA pour les anciens.

Quand les gens viendront à cet événement, auront-ils vraiment une satisfaction ?

Oui ils auront la satisfaction et la guérison parce qu’avant que le patient ne rentre dans la forêt, nous faisons des « glo » (Gris gris de protection) qui sont comme des boucliers qui le protège de toutes sortes d’envoutements depuis la maison. Nous demandons souvent à ceux qui veulent se rendre en forêt de se  munir d’un papier et d’un stylo pour écrire leurs noms, prénoms et leurs souhaits pour la nouvelle année. Sur ce papier, ils doivent également mentionnés leurs promesses de dons une fois que ses souhaits seront réalisés. Après cela, en février, nous demandons à la divinité les problèmes auxquels sont toujours confrontés certaines personnes d’entre eux que nous appelons par la suite dans l’optique de trouver une satisfaction et guérison totale à leurs différents maux.

Quel est le message que vous pouvez adresser à l’endroit de ceux qui se disent que la religion endogène et mauvaise mais qui sont toujours dans des problèmes et qui ne trouvent jamais solution ?

Je voudrais dire à ces personnes que c’est Dieu qui est le fondement du vodoun. Et le vodoun est assis sur les plantes. Parfois des gens pensent que le vodoun c’est une mauvaise chose. Le Vodoun est une fusion de plantes que Dieu nous a donné en tant qu’africain pour se protéger. Et l’homme blanc est venu chercher une partie qu’il a transformé en produits médicamenteux et que nous en raffolons. Moi je dis que c’est de la tromperie ça. Si quelqu’un se dit que c’est seule  l’église qui sauve, moi je dis que cette personne se trompe de chemin et végète dans l’ignorance parce que c’est l’endogène qui existait avant l’église.

Le Vodoun Adjagbè est toujours là ?

Le vodoun Adjagbè est toujours là. Et comme beaucoup de personnes le savent, c’est un vodoun qui parle et qui est redoutable en matière de vision également. Quelque soit votre souffrance, ce vodoun vous aide toujours à trouver la guérison. Mais nous avons aussi beaucoup d’autres vodouns aussi avec nous. C’est en fonction du problème du client que nous sollicitons le vodoun approprié.  

Vous avez une pharmacopée dans lequel vous vendez vos produits ? Parlez-nous-en.

Ma pharmacopée est située à Aïdjèdo, dans la ruelle du centre d’accueil. Au rez-de- chaussée du premier immeuble se trouve ma pharmacopée où la population peut retrouver des savons, des tisanes, etc. Quelque soit la maladie, le produit pour la guérison existe dans ce centre.  La seconde boutique est à Calavi sur la voie allant vers le marché.

Un message pour conclure cet entretien ?

Je voudrais exhorter la population à ne pas se tromper de chemin. C’est parce que nous avons une force terrible qu’à un moment donné, les blancs ont voulu chercher ce qu’ils peuvent prendre pour nous dominer et renverser la tendance. D’où l’apparition de la Bible. 


Propos recueillis par Patrick Hervé YOBODE

jeudi 27 novembre 2014

5ème édition de la grande nuit spirituelle

 Rabbi Avocan engagé pour le bien être des populations


Rabbi Avocan, l'incontournable
Grand maître spirituel, premier à parler de la spiritualité au Bénin et pionnier des combats spirituels dans le pays, Rabbi Avocan a été ce détonateur de vocation auprès de beaucoup d’autres qui sont aujourd’hui devenus des maîtres d’esprits. Ayant fait ses preuves depuis plus de trois décennies au Bénin, il continue d’être ce maître incontournable, cet éclaireur d’âmes qui voit la fourmi noir sur le tissu noir dans la nuit noir. Reconnu pour sa réputation, il organise depuis cinq années, une grande nuit spirituelle au cours de laquelle plusieurs miracles s’opèrent. Pour cette année 2014, c’est la date du 12 décembre qui a été retenue pour permettre aux populations de combattre les esprits négatifs afin d’avoir une année 2014, remplie de succès, de longévité, de santé, de prospérité, etc. Baptisée ‘’La Nuit des 151 Psaumes de David’’, cette 5ème édition de la grande nuit spirituelle est prévue pour se tenir à la maison du peuple de Wologuèdè à côté du Ciné Okpè Oluwa. Les populations sont donc massivement invitées à y prendre part pour avoir des solutions à leurs problèmes de vie courante et pour mieux cerner chacun la gestion spirituelle de sa vie. Les aveugles verront, les handicapés marcheront, les malades trouveront la guérison, ceux qui ont perdu tout espoir dans la vie, dans leurs entreprises, en amour, etc. auront la satisfaction. Car c’est une grande nuit de miracles inédits. Rabbi Avocan qui a investi depuis peu, le Togo et plusieurs de ses villes avec à la clef des merveilles dans la vie de ses frères et sœurs togolais, ne sera pas seul pour conduire cette
Rabbi Avocan en plein séminaire
grande nuit. A ses côtés seront deux grands spirituels togolais et deux grands spirituels béninois bien connus pour leur adresse dans le domaine, pour animer une nuit qui promet. Une nuit au cours de laquelle, tous les Psaumes de David, du 1er au 151ème seront récités, histoire de chasser tous les esprits négatifs. C’est la même nuit qui prendra son envol à 22 heures pile, qui verra la réalisation d’un grand rituel de protection, de succès, de prospérité, de santé, de chance, de réussite dans les affaires, d’amour, etc. 2015 étant l’année du chiffre ‘’8’’, donc l’année des grandes réalisations, il convient d’aller à cette nuit de Rabbi Avocan, pour se laver des souillures afin d’être apte à rentrer dans la nouvelle année spirituellement au point.

Patrick Hervé YOBODE


Scandale autour du Vodoun Gambada à Ouidah

Hounnon Soror Agadjassi a floré la mort

(Le président de l’Association des Prêtres du Vodoun Gambada de Bénin s’indigne)

Dans la nuit du mercredi 05 au jeudi 06 novembre 2014, Hounnon Soror Agadjassi, a été victime d’une agression. Prêtre du Vodoun Gambada à Ouidah au quartier Gbènan, il a failli passer de vie à trépas. En bande organisée, voulant mettre fin à sa vie, ses agresseurs planifiaient depuis fort longtemps sa mort. Ils sont parvenus à proprement le rosser mais il a eu la vie sauve.
Hounnon Soror Agadjassi
En effet, il revenait d’une cérémonie en famille, lorsque dans la nuit il croisa une adepte du Vodoun Gambada et la femme de son beau frère. Les deux femmes l’interpellaient alors et lui demandaient de leur donner de l’argent afin qu’elles puissent rentrer à Zémidjan. A cette demande il opposa un refus mais sa gentillesse aidant, il leur proposa, que le petit frère de sa femme avec qui il était aille les déposer l’une après l’autre. La femme adepte du Vodoun Gambada fut celle qui monta sur la moto. Une fois partie, quelques minutes plus tard, la seconde qui est aussi une initiée de ce Vodoun trouva une occasion.  Hounnon Soror Agadjassi lui attendait toujours le frère de sa femme pour rentrer. Ce dernier étant nouvellement venu à Ouidah et ne maîtrisant pas les rues dans la nuit avait préféré rentrer à la maison. Fatigué d’attendre, Hounnon Soror Agadjassi se décida de rentrer pour voir si le frère de sa femme était à la maison. Une fois à la maison il retrouva son beau frère déjà couché. C’est alors qu’il lui demanda de sortir les boissons (Liqueur) pour qu’il  puisse rendre compte aux esprits de ce que la cérémonie a été, à cette question son beau frère lui répond que l’adepte lui avait pris les bouteilles de boisson. Etant dans le même quartier et connaissant le domicile de l’adepte en question, il s’y ait rendu pour récupérer ce qui lui appartenait. Une fois arrivée dans la maison, cette dernière lui donna de l’eau, à peine a-t-il pris une gorgée de cette eau que quelqu’un lui asséna un violent coup sur la tête. Voulant se retourner pour voir qui s’était, les coups se multipliaient et il trébucha. Il sonnait alors 21 heures. C’est alors qu’il a vu venir un groupe de 6 personnes armées de machettes, de bâtons, de tabourets et de briques de 10. Toutes choses avec lesquelles il sera ligoté et corrigé jusqu’au petit matin. Ayant reçu deux coups de briques de 10 en pleine poitrine, le sang gicla de sa bouche, complètement perdu, le nommé Latchoukpo Tchombé, s’approcha de lui avec des gris-gris. « Je te cherchais il y a longtemps, te voilà allongé devant moi incapable de bouger, aujourd’hui je vais en finir avec toi », menaçait Latchoukpo Tchombé. Après ces propos, il tira sur un gris-gris et après un court instant, il proféra des paroles incantatoires dans mon oreille gauche. Ce n’est à 5 heures du matin que les populations riveraines alertées ont appelé les forces de l’ordre qui promptement étaient descendues sur les lieux. Conduit à l’hôpital de zone de Ouidah il a été examiné par le docteur Franck Gandji Ahodéhou. Hounnon Soror Agadjassi, s’en sort des séquelles graves dont un état général mauvais, la muqueuse colorée, contusion de l’hémi thorax gauche, plaie frontale profonde de 15 cm, de multiples plaies sur le dos, une plaie de 10 cm à la jambe gauche, de multiples plaies à la cuisse, etc.

Hounnongan Zanzan Zinho Klèdjè,  président de l’Association des Prêtres du Vodoun Gambada de Bénin s’indigne

C’est avec de la hargne et de la consternation qu’il nous a livré ses impressions par rapport à ce qui s’était produit. Le président de l’Association des Prêtres du Vodoun Gambada du Bénin est monté au créneau parce que les individus qui ont tabassé Hounnon Soror Agadjassi, Prêtre du Vodoun Gambada raconte partout depuis lors que Hounnon Soror aurait tenté d’escalader le mur pour violenter une femme d’autrui, l’adepte en question. Hors la maison en question n’a même pas de clôture. Pour Hounnongan Zanzan Zinho Klèdjè cette diffamation, cette calomnie qui tend à salir le Vodoun Gambada, ne saurait durer. « Si on cherche à nuire ou à tuer une personne, fut-elle Prêtre du Vodoun Gambada, mais qu’on laisse la divinité en dehors de ça », conseille-t-il. Nous demandons aux autorités, que nous remercions déjà pour leur promptitude, de veiller aux grains pour que de tels actes ne se produisent plus.  De notre côté en tant que président national, nous allons prendre des mesures idoines pour contrer les faussaires de cette divinité afin de limiter les dégâts.

Patrick Hervé YOBODE



jeudi 13 novembre 2014

Coupe nationale du vainqueur des artistes du Bénin (CONAVAB)




Les béninois se prononcent                                                                                      

(Le promoteur sonné de revoir sa copie)

Premier sur la scène musicale béninoise a semé la concurrence entre les artistes en vue d’améliorer la qualité des œuvres musicales, la Coupe nationale du vainqueur des artistes du Bénin (CONAVAB), devenue internationale en 2012, serait décriée par les béninois.  Après 17 ans de parcours, il convenait peut-être de toiletter la compétition, histoire de la rendre encore plus attractive. Mais ne l’ayant pas fait, les amoureux d’une compétition qui aura fait des émulations pensent que la monotonie s’est installée et la routine n’a rien n’arrangé.  Après la grande finale de l’édition 2014, qui consacrait Marx Sèdégan vainqueur des artistes du Bénin, nous avons promené notre enregistreur dans les rues de Cotonou et d’Abomey-Calavi, pour recueillir les impressions de certains béninois par rapport à cette compétition. Voici ce qu’ils en pensent.
 
Patrice Ahouloumè, Promoteur de la conavab

Babatoundé Constantin Nobimè, Journaliste Culturel : il y a une quinzaine d’années, CONAVAB était 
une compétition honnête. Il y avait de  l’engouement autour,  on appréciait très bien cette compétition. Sur les antennes de la radio nationale et de certaines radios associées plus tard, les béninois toutes catégories confondues appelaient et votaient pour l’artiste de leur choix. C’était très beau.  Mais depuis un certain temps, surtout entre 4 ou 5 ans, CONAVAB n’a plus sa crédibilité, il y a en tout cas selon nous du favoritisme.  Aujourd’hui il suffit que tu aies un peu d’argent que tu distribues aux gens qui appellent et votent pour toi en désordre même si tu es nul.  Il faudra alors que le promoteur change de style, pour que nous ayons la CONAVAB que nous avons il y a 15 ans.  Aujourd’hui si peut-être le ministre ou un partenaire décide ou pèse dans la balance, un tel artiste ou un autre peut devenir champion, ce n’est pas bon.  Alors que nous avons des talents qui ne sont même pas au second tour, ça veut dire qu’il y a quelque chose qui se passe. L’autre chose, c’est que nous n’avons pas encore fini de parler de l’organisation de CONAVAB au plan national et on passe à l’international.
Babatoundé Constantin Nobimè
Quelles sont les critères à l’international ? Est-ce qu’ils vont dans ces pays chercher des gens qui viennent seulement faire la compétition ? Est-ce que dans ces pays CONAVAB se déroule aussi sur les radios comme ici ? On n’en sait absolument rien.  Il y a du flou. Maintenant, depuis quand la musique traditionnelle à rapport avec la musique moderne ?  Parce que pour nous, Kalamoulaï a fait de la bonne musique traditionnelle de chez lui et on le fait compétir sur une édition de la musique moderne.  CONAVAB est devenue une compétition christianisée, ou un four tout qui met tous les artistes dans le même paquet. Il y a du folklore.


Magelie Elodie Badjogoumè
Magelie Elodie Badjogoumè, Directrice Marketing et Manager d’artistes : oui CONAVAB je connais bien la compétition, pour l’avoir suivie quelques fois par le passé sur les antennes des radios et certaines des finales à la télé. Ecoutez, en Afrique déjà, les choses sont toujours transparentes au départ, mais à la longue, elles dégénèrent. Mais pour nous béninoises et béninois, si le Trophée de la CONAVAB doit être négociable, moi je pense que la compétition n’a plus sa raison d’être. Pour moi, toute chose, qu’on entame dans cette vie, on veut aller de l’avant, étendre les jalons, mais pour CONAVAB est-ce qu’on a déjà fini de maîtriser le terrain qu’est le Bénin ? Est-ce que la base est déjà aussi solide que ça pour viser l’international ? Je suggérerais au promoteur, de faire un rétrospectif, histoire de rasseoir les bases d’une compétition qui faisait la fierté de tout un pays, en bonne et dure forme avant de relancer.  Pour moi c’était une grosse surprise, que ce soit Marx Sèdégan qui décroche le trophée de la CONAVAB Inter 2014 devant Kalamoulaï. Quelles sont les critères de notations ? En tant que béninoise, je ne peux être que fière d’une telle compétition, mais est-ce que la CONAVAB est toujours transparente ?



Edonelle Fadonougbo
Edonelle Fadonougbo, Etudiante en année de Licence, en Management des Ressources Humaines : très sincèrement, la CONAVAB au départ était une compétition qui m’intéressait beaucoup, mais par la suite, j’ai pris un dégoût, car elle est devenue une compétition politisée. C’est comme si les organisateurs cultivent un favoritisme et du coup depuis un certains temps moi je ne m’intéresse plus à ça. Ceci veut dire que je n’ai même pas suivi l’édition 2014 de la CONAVAB. Je connais Kalamoulaï et Marx Sèdégan en tant qu’artistes, mais je ne sais vraiment pas le poids que  le dernier fait à côté du premier, musicalement, artistiquement parlant et n’oublions pas le talent aussi. Ecoutez je ne peux même pas me prononcer, je n’ai rien n’à dire aussi au promoteur car il a tout compris.


José Akan, Consultant Endogène : CONAVAB, j’entendais parler, mais c’est devenu un jeu de truquage. Nous autres nous osons dire à notre ami Patrice Ahouloumè que sa compétition est politisée depuis fort longtemps. Les béninois appelaient les radios parce qu’ils adulaient cette compétition, mais depuis les choses ont changé, c’est devenu un jeu de commerce aujourd’hui ou l’artiste qui a le plus d’argent se retrouve en finale et devient champion. Cette année lorsque moi j’ai appris que c’est Marx Sèdégan qui a gagné, mais j’ai dit merde, puisqu’il y a des talents plus convainquant que lui. Je ne me retrouve plus dans cette compétition et je demande à Patrice Ahouloumè de revoir sa copie, sinon nous autres c’est notre culture et à allure où vont les choses, si rien ne change, nous allons le destituer. Car le Bénin appartient à nous tous. Il faut évoluer.


Martial Fourdi, Enseignant dans les collèges et lycées du Bénin : j’ai connu cette compétition depuis que j’étais encore au collège, mais de nos jours c’est comme si la compétition est presque inexistante.  Si au départ l’initiative voudrait valoriser la musique traditionnelle, celle moderne et les artistes béninois, elle est politisée depuis longtemps. Sinon CONAVAB aujourd’hui se résume, pour moi à quelques spots publicitaires à la télé, ensuite une compétition est lancée et quelques jours après, et ceci après truquage on retrouve un artiste de leur choix champion, qui n’est plus forcément le choix des auditeurs de cette compétition là. Voilà CONAVAB désormais. Moi j’étais un fidèle auditeur de cette compétition, mais depuis je ne la suis  plus, je n’entends parler qu’à la volée à la radio, mais je ne taille plus d’importance à cela, car au Bénin tout est politisé, jusqu’aux compétitions culturelles qui doivent relever les valeurs de notre patrimoine culturel. Non mon dégoût a fait que je n’ai pas suivi l’édition de cette année, parce que je ne suis plus un fan et aussi parce que souvent les artistes sur qui on mise au finish, ne gagnent plus. C’est ce qui fait que beaucoup de nous auditeurs, ne suivent plus cette compétition, parce qu’il n’y a plus de crédibilité. Aussi les finalistes ne sont plus du goût des auditeurs, qui apprennent par finir qu’un artiste qui n’est pas de leur goût a gagné et c’est la désolation. Voilà un Kalamoulaï, artiste de valeur du Septentrion comme moi, très attaché à sa tradition et qui chante  et véhicule à travers ses chansons plusieurs messages. Mais dire que cet artiste échoue en finale face à Marx Sèdégan, prouve toute la cacophonie qui s’observe au niveau  de CONAVAB. Ce n’est plus les valeurs culturelles qui sont promues, mais ce sont plutôt les valeurs financières sélectionnées dans le rang des artistes qui sont promues. Mieux vaut surseoir ou suspendre carrément cette compétition, car une refondation s’impose au niveau de la CONAVAB.

Propos recueillis par Patrick Hervé YOBODE



mercredi 12 novembre 2014

Après avoir conquit les publics européens et américains


Norberka ne connait plus de limites, tous les grands festivals lui tendent les mains

(Elle représente le Bénin au Baare 2014)

La voix d’or féminine de la musique traditionnelle du Bénin, la reine du Zinli Gbété frappe bien fort ces derniers temps. Avec l’appui combien considérable de Sa Majesté Hounnon Béhumbéza, elle n’a plus de frontière comme l’art qu’elle pratique. Reconnue au pays, elle a su avec son talent et le soutien de Hounnon Béhumbéza, convaincre l’Afrique et très récemment le monde à travers les publics européens et américains aux détours d’une tournée qui l’a conduite dans plusieurs pays sur le vieux continent et aux Etats-Unis. Elle revient au bercail et sans se donner le repos qu’elle mérite, un autre festival se met à ses trousses.
Norberka, la reine du Zinli Gbété
Il s’agit du grand festival international des danses traditionnelles et  contemporaines (Baare), qui se déroule à Lomé au Togo. Les 14, 15 et 16 novembre donc, la reine du Zinli Gbété représentera dignement le Bénin comme elle sait le faire partout où besoin se présente. Après sa tournée couronnée de succès, cette une autre occasion qui s’offre à Norberka d’être une énième de fois le porte flambeau du Bénin hors de nos frontières. Connaissant le talent et la dextérité qui caractérisent les prestations de la reine du Zinli Gbété, le Bénin peut espérer un retour triomphal. Des récompenses donc en vue pour la musique traditionnelle béninoise, à travers Norberka, que les béninois résident au Togo doivent massivement aller soutenir. Plusieurs autres surprises de taille attendent le Bénin côté prix par rapport à Norberka, qui pourrait se retrouver en Afrique Centrale et Australe, pour des prestations sur des festivals de renoms.


Hounnon Béhumbéza, un homme engagé pour le Zinli Gbété


Hounnon Béhumbéza au milieu de Norberka et d'un de ses amis
Il est à la fois, manager, producteur, distributeur, etc. pour Norberka la reine du Zinli Gbété. Depuis qu’il s’est engagé devant le peuple au palais des sports de Kouhounou, de donner la visibilité qu’il faut au Zinli Gbété et à la voix féminine d’or, il ne lésine pas sur les moyens. Après Bamako au Mali, où Norberka à été reçue par les grands noms de la musique continentale, comme le Maestro Boncana Maïga, sur l’émission interplanétaire Stars Parade, et sur plusieurs chaines de télévisions avec des prestations à la clef, il a définitivement lancé la carrière internationale de l’artiste. Après donc une courte pause au pays. Le voici qui prend attache avec ses contactes en Europe et aux Etats-Unis, pour lâcher la bête de scène qu’est Norberka dans une tournée. Juste après cette tournée qui continue de faire couler encre et salive dans les pays visités, il réussit à placer l’artiste sur le  plus grand festival des danses traditionnelles et contemporaines de Lomé. Connaissant l’homme et sachant qu’il n’aime pas dévoiler ce qui n’est pas totalement gagné, on peut se targuer de dire que beaucoup d’autres surprises restent à venir.

Patrick Hervé YOBODE

mardi 11 novembre 2014

Rythme Tchingounmin Original d’Aklamkpa




Minhomin Mata Zokpon signe ‘’Koudokpo’’

 

 

Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années, dit un adage. Ils sont un certain nombre de jeunes gens qui s’adonnent à la pratique de la musique traditionnelle de notre terroir. Dans le département des Collines et plus précisément à Savalou et région, les talents dans ce genre musical, se comptent par milliers. Parmi eux, il y a un qui retient l’attention des connaisseurs et les artistes de la musique traditionnelle précurseurs des rythmes Tchingounmin et Toba Hanyé. Il s’agit d’un jeune diplômé de l’Université d’Abomey-Calavi, qui a décidé de faire carrière dans la musique traditionnelle. Pétri de talent, il a été pendant longtemps la doublure de Gbèzé qui a repris bons nombres de ses compositions. Minhomin Mata Zokpon, est un produit fini du rythme Tchingounmin qu’il exécute avec dextérité. Avec trois albums audio à son actif, il a signé voilà quelques mois, son deuxième opus Vcd intitulé ‘’Koudokpo’’. Le natif d’Aklamkpa procédait au lancement de son nouvel album à la Mairie d’Abomey-Calavi devant une foule impressionnante le 09 septembre 2014. Soutenu par Daagbo Vognon Danhouègnon et Dah Alligboffo Bokonon Agahounga Très Très fort, il avait séduit le public qui était venu consommer de la bonne musique traditionnelle. 4ème sur la Coupe nationale du vainqueur des artistes du Bénin CONAVAB Inter 2013, Minhomin Mata Zokpon, est une valeur sure de la musique traditionnelle béninoise. Connaissant les rivalités qui opposent les artistes de la musique traditionnelle au Bénin, les anciens de la région Mahi, voulant prévenir tout accrochage entre lui et ses devanciers, que sont Gbèzé, Gbétchéhou et autres, ont strictement interdit toutes velléités pouvant nuire au jeune artiste. Pour l’heure, il serait bien d’aller vous procurer son 2ème album Vcd, qui porte 6 titres aussi croustillants les uns que les autres et qui regorgent de conseils dans tous les domaines de la vie, tout ceci agrémenté par des chorégraphies explosives.
Patrick Hervé YOBODE